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25 novembre 2011

Social : Mobilisation contre la violence à l’égard des femmes

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Written by: HR
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La violence conjugale est un phénomène beaucoup plus courant qu’on ne le pense dans la société malgache. La violence n’est pas simplement physique, elle peut être aussi  morale sous forme d’insultes et de menaces. Dans une étude menée par les chercheurs Bénédicte Gastineau, Lucy Gathier et Larizo Rakotovao, la violence à l’égard des femmes est une expression du pouvoir masculin dans la société malgache.

La violence conjugale est un phénomène beaucoup plus courant qu’on ne le pense dans la société malgache. La violence n’est pas simplement physique, elle peut être aussi  morale sous forme d’insultes et de menaces. Dans une étude menée par les chercheurs Bénédicte Gastineau, Lucy Gathier et Larizo Rakotovao, la violence à l’égard des femmes est une expression du pouvoir masculin dans la société malgache.

L’étude Intitulée « Relation de genre et violence conjugale à Antananarivo », met en exergue la situation suivante :  la violence conjugale n’est pas une mauvaise chose pour le malgache. Elle est acceptée par les hommes, la société et la femme elle-même. La violence est perçue comme normale et faisant partie de la vie de couple. De plus, avec la culture du non-dit, la société n’intervient pas dans les disputes conjugales et les victimes esseulées, souffrent en silence.

Madagascar célèbre aujourd’hui la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le Syndicat des professionnels diplômés en travail social (Spdts) met en avant les efforts entrepris dans ce cadre, notamment par rapport aux violences sexuelles. Un centre d’écoute et de conseils juridiques a été mis en place avec l’appui de l’Unicef et du Pnud pour soutenir les victimes.

Le Centre mène des actions de préventions, de conseil et donne un soutien psychologique aux victimes par le biais de thérapies individuelle ou en groupe, soutien émotionnel, médiation…

Depuis le début de l’année, 527 cas d’abus sexuels ont été enregistré par le Spdts à Antananarivo. Ce nombre est encore loin d’être représentatif car de nombreuses personnes préfèrent se taire par honte et plus souvent par peur de représailles. Les démarches à suivre en cas de violence conjugale sont encore  méconnues par la population.

On retiendra la déclaration de Kofi annan, ancien secrétaire général des nations unies : « la violence des droits de l’homme la plus honteuse se caractérise sans doute par la violence à l’égard des femmes ». Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir à Madagascar pour arriver à un changement de comportement positif.






 
 

 

La violence envers les femmes s’est intensifiée

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by Julia
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