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18 janvier 2012

Pour un SMIC à 100 000 Ariary par mois

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Written by: Julia
ariary

Pour attirer les investisseurs étrangers à Madagascar, on avance toujours le faible coût de la main d’œuvre locale parmi les arguments positifs. La main d’œuvre malgache est compétente et elle ne coûte pas cher. Ce discours irrite les membres de la société civile. Le faible coût de la main d’œuvre est l’une des raisons de la pauvreté à Madagascar. Pour le même travail et pour la même qualité, un travailleur étranger touchera dix fois plus que son homologue malgache.Par exemple, dans le domaine de l’exportation, les opérateurs étrangers se plaignent du manque de qualité des produits locaux. Pourtant elle négociera toujours à la baisse les prix des prestations ou des produits d’une société en utilisant l’argument : « on connaît les prix de la main d’œuvre à Madagascar, on sait comment les choses se font alors revoyez votre prix à la baisse ». Ce sont toujours ces personnes les premières à se plaindre de la qualité des produits. La qualité a un prix. Mais combien coûte réellement la main d’œuvre malgache ?

Le salaire minimum imposé par l’Etat est de 70 000 Ariary par mois, soit l’équivalent de 25 euros pour 40 heures de travail par semaine. Deux tiers de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins d’un dollar par jour. La population rurale est la plus touchée par la pauvreté. Cependant, dans le secteur industriel, les employés de certaines zones franches sont payés au smic, soit le minimum syndical. Ainsi, suite à la réunion de la Conférence des Travailleurs de Madagascar (CTM), le syndicat des travailleurs malgaches a réclamé au patronat la hausse du salaire de base pour le fixer à 100 000 Ariary par mois (35€).

Après l’annonce du Président de la Transition sur l’augmentation du salaire des fonctionnaires, le syndicat attend la même chose du secteur privé. Les négociations sont ouvertes mais les concrétisations risquent d’être difficiles. Les employés touchant le smic sont les personnes qui ne possèdent aucune qualification, or les secteurs comme le bâtiment et les travaux publics sont encore en crise alors qu’ils emploient le plus de main d’œuvre non qualifiée. En tout cas, le CTM a déjà entamé les discussions avec les syndicats de patronats privés (GEM, SIM, FIVMPAMA…) pour décider de la hausse du salaire de base dans le secteur privé.






 
 

 
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