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29 novembre 2011

Les maîtres FRAM revendiquent la valorisation de leur statut

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Written by: HR

Le ministère de l’éducation nationale envisage de rehausser le niveau de l’enseignement. Il y a environ 4000 postes d’enseignants à pourvoir. Les candidats devront posséder au minimum le  diplôme du bac pour être retenus. Ces nouvelles recrues seront formées  dans les centres de formation d’enseignants des CISCO (circonscription scolaires) avant d’être affectées dans les écoles primaires.

Les maîtres FRAM (Fikambanan’ny Ray aman-drenin’ny Mpianatra) s’insurgent contre cette mesure. Ces enseignants communautaires constituent la majorité des enseignants au primaire (63%) et ont été recruté au niveau local par les associations de parents d’élèves, pour palier au départ en retraite des titulaires. Beaucoup de ces instituteurs FRAM ne possèdent pas le baccalauréat. Ils ont été recrutés sur des critères minimaux comme la détention du certificat d’étude ou CAP. Cependant, ces instituteurs ont bénéficié de formations de la part des instituteurs fonctionnaires et de différents partenaires (ONG et autres institutions).

Aussi, en réponse aux propos de hauts responsables du ministère de l’éducation selon lesquels les maîtres FRAM sont responsables de la baisse du niveau de l’enseignement, ces derniers revendiquent la valorisation de leurs acquis, de leurs expériences et de leur statut.

Qu’en sera-t-il des milliers de maîtres FRAM qui ont acquis un savoir faire et une pédagogie pour enseigner, pour certains depuis plus de 20 ans ?

Le débat reste ouvert entre le ministère de l’éducation nationale qui veut créer des emplois pour les jeunes bacheliers et hausser le niveau de l’enseignement, et les maîtres FRAM qui défendent leurs acquis et expériences et souhaiteraient devenir instituteurs fonctionnaires. Les parents d’élèves restent dans l’expectative. En effet, ce sont ces derniers qui ont embauché et payé les instituteurs FRAM. Ils connaissent le niveau de ces professeurs d’école.

Si ces derniers sont remplacés par des jeunes fraîchement formés, est ce qu’on est sûr de rehausser le niveau et est ce que ces jeunes accepteront de travailler à la campagne ? Il ne faut pas oublier que la totalité des instituteurs fonctionnaires travaillent dans les zones urbaines ou dans les grandes agglomérations rurales. Un véritable décalage s’est créé entre les zones urbaines et rurales au niveau de la qualité des enseignants, la dotation des écoles, le suivi et les subventions. Est-ce que cette mesure du ministère de l’éducation nationale résoudra cette situation ? On attend les premières décisions du nouveau gouvernement d’union nationale.






 
 

 
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