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19 juillet 2012

Les enfants des rues, une bombe sociale à retardement

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Written by: Madahoax
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enfants des rues

La pauvreté s’enracine à Madagascar. Les enfants des rues ont grandi, ils ont eu des enfants et même des petits enfants. Tous ont grandi dans la rue, vivant de la mendicité et de menus larcins ou pire, certains sont devenus des bandits notoires. Témoignages vivant des échecs des gouvernements qui se sont succédé, ils n’ont que l’asphalte pour matelas. Naissant et disparaissant dans une totale indifférence, ils n’ont pas d’acte de naissance papier obligatoire pour jouir d’une identité légale. Hors du système depuis deux générations, les enfants des rues ne vont pas à l’école. Totalement illettrés, ils vivent au jour le jour, sans aucun espoir et volonté de sortir de cette situation.

Une mère de famille témoigne. Elle est née dans la rue en 1987, sa mère ayant quitté leur village pour trouver un boulot dans la capitale. La famille s’est retrouvée à la rue suite au décès du père. Depuis, elle a appris à vivre de la mendicité au côté de sa mère et de ses trois enfants. Leur repas quotidien dépend de la générosité des gens, surtout des touristes. La Commune Urbaine d’Antananarivo les a déjà approchés pour les diriger vers des associations pour qu’ils puissent se loger. Mais ils préfèrent rester dans la rue, ne supportant plus la promiscuité. Mendier dans la rue et faire une portée est le moyen facile pour avoir de l’argent.

Un casse tête pour le gouvernement, cette population des rues est ignorée ou pire, maintenue sciemment dans cette situation. En effet, pour une somme dérisoire (parfois 1000 Ariary) ces enfants des rues sont capables de faire n’importe quoi : voler, piller, tuer. Sans éducation ni repères sociaux, ils sont prêts à exécuter les ordres du premier venu moyennant de l’argent. Ces exclus de la société sont de plus en plus nombreux. Ne possédant aucune pièce d’identité, le gouvernement n’a aucune statistique les concernant. Mais lorsque l’on sait que 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté, on peut imaginer que le nombre de SDF dépasse largement le million. Ce n’est pas une guerre civile qu’il faut craindre mais une explosion sociale, une lutte des classes entre une masse d’exclus et une minorité de nantis. Les pillages de 2009 ne sont qu’un début, le pire est à craindre.






 
 

 
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