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27 juillet 2012

Les conditions carcérales à Madagascar sont inhumaines

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Written by: Madahoax
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Handicap International travaille pour l’amélioration des conditions en milieu carcéral dans le cadre d’un projet financé à hauteur de 300 000 euros par l’Union Européenne. Quatre maisons carcérales bénéficient des actions de l’ONG : Toamasina, Toliara, Vatomandry et Antananarivo. L’objectif de Handicap est de soutenir les administrations pénitentiaires pour mettre en place une politique d’humanisation de la détention et œuvrer pour la réussite de la réinsertion sociale et professionnelle des individus. Des éducateurs interviennent auprès des détenus et proposent des prises en charges médicales et psychologiques.

Selon le directeur de l’administration pénitentiaire, l’insuffisance du budget, la vétusté des prisons et la surpopulation carcérale sont les principaux problèmes du milieu carcéral dans la Grande île. Plus de 19 000 individus sont détenus dans les prisons pour une capacité de 10 000. Cette surcapacité rend les conditions de détention inhumaines, influant sur la santé des détenus et leur état psychologique. De plus, l’image que se fait la société d’une personne qui a séjourné en prison rend les conditions de réinsertion encore plus difficiles. Le directeur de l’administration pénitentiaire témoigne : « le comportement de la société et même leur propre famille ne favorise guère la réussite de leur réinsertion. Il faut leur laisser une chance de faire leurs preuves et ne pas les rejeter systématiquement ».

Selon un rapport de Handicap International, plus de 50% des détenus sont en situation de détresse psychologique. L’ONG va mettre en œuvre les bonnes pratiques retenues au cours d’un atelier regroupant tous les acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le milieu carcéral. L’objectif est de se rapprocher des standards internationaux. C’est un travail de longue haleine, mais 2000 détenus ont déjà bénéficié des actions de Handicap. Outre le support médical, psychologique et social, des activités sportives, des activités facilitant la réinsertion et des séances d’éducation ont été menées. L’objectif est d’étendre le projet vers d’autres maisons carcérales du pays. Au vu de la recrudescence des actes de banditisme, les autorités devront aussi penser sérieusement à construire de nouvelles prisons, vu que les policiers eux même y sont envoyés maintenant.






 
 

 
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One Comment


  1. SIMON

    -Scandale des Registres d’Etat Civil de la Mairie de TOAMASINA-

    Depuis quelques années, il s’avère que les Registres d’Etat Civil de la Mairie de Toamasina ne sont pas réglementaires… cela voulant dire que toutes les déclarations de naissances enregistrées depuis et pendant cette période, ne sont pas valables au regard de la Loi de Madagascar !

    Les raisons étant les suivantes, les livres de Registre ne sont pas conformes, faute, sans doute d’argent pour commander les livres ad-hoc à l’Imprimerie Nationale de Madagascar, et donc toutes ces déclarations de naissances (et il y en a vraiment beaucoup !) ont été copiées sur des feuilles de cahiers d’écolier, puis collées sur les pseudos livres servant de registre… pire encore, ces déclarations de naissances, n’ont pas été revêtues du sceau de l’Officier d’Etat Civil responsable (donc le Maire ou PDS) ni plus de sa signature…

    Hors le code 56 du recueil des lois Civiles Malgaches, stipule entre autre, que les Actes d’Etat Civil sont des Actes Authentiques, à condition d’être revêtus du Sceau et de la Signature de l’Officier d’Etat Civil compétent…

    Les questions que l’on se pose suite à ces erreurs impardonnable et inadmissible, de la part des différentes administrations, en fonctions pendant ces périodes, sont les suivantes, où est passé l’argent du budget de fonctionnement de cette Mairie, au moins pour renouveler les fournitures indispensables ? les personnes en poste à l’époque connaissaient- elles la réglementation officielle
    et de fait étaient – elles assez compétentes ?

    Tout cela est bien sûr valable pour toutes les déclarations de naissances enregistrées, mais en plus, là où cela devient compliqué, c’est que tous les enfants qui ont été reconnus par des pères étrangers se sont vus justifier par les tribunaux étrangers, via les Consuls étrangers en poste, un refus net de transcription de ces Actes de reconnaissance, à cause de leur défaut de validité…

    La solution proposée par ces Tribunaux étrangers, étant de demander au le Tribunal de Toamasina, de procéder à l’annulation de ces Actes de reconnaissance (sur demande des intéressés)
    pour ensuite, demander à ce même Tribunal, de déclarer judiciairement ces naissances, afin d’effectuer une nouvelle demande de transcription, sur la base de ce dernier jugement, cette solution étant la seule viable et admise par les autorités étrangères en matière de transcription sur les Registres d’Etat Civil étrangers.

    Mais là, où le bat blesse, c’est que ce Tribunal propose d’une part, de faire une demande en Homologation, hors toutes les demandes faites jusqu’à maintenant ont été refusées pour faute de Registres non réglementaires… pour ensuite proposer un jugement supplétif, à condition, encore une fois qu’il ne soit pas refusé pour les mêmes raisons, ce qui est fort probable, ces propositions ne répondant pas exactement à la demande des autorités étrangères en matière de transcription.

    D’où blocage des dossiers et retour au point de départ, cette situation est d’autant plus dramatique, que pour certaines personnes, il y a déjà 3 ans de perdu, avec tout ce que cela représente en démarches et dépenses d’argent pour les enregistrements, aussi bien officielles qu’officieuses.

    Quoi faire ? comment faire ? les Magistrats aussi bien Malgaches qu’étrangers, restant campés sur leurs positions, avec une certaine raison d’ailleurs, car ils ne font qu’appliquer la Loi…

    Voilà, c’est un problème devenu insoluble, plongeant les intéressés dans une situation intolérable, malgré eux, car ce n’est pas de leur faute si il y a eu ce que l’ont peut appeler « sabotage » au surplus
    ce sont les enfants que l’on prend en otage dans cette affaire.

    Apparemment, les Ministères concernés, que ce soit le Ministère de la Justice, le Ministère de l’Intérieur, ou encore le Ministère des Affaires Etrangères, n’ont pas l’air de s’en préoccuper spécialement, bien que je doute qu’ils ne soient pas au courant de ce qu’il c’est passé au sein de cette Mairie de Toamasina.

    Voilà, je suis l’un des pères (Français) ayant reconnu un enfant, estimant qu’ont ne peut rester indifférent devant ces situations inextricables, il y a pourtant assez de misère sur cette terre, la vie et l’avenir d’un enfant dès sa naissance, quel qu’il soit, n’est elle pas importante aux yeux de certaines personnes ? Les histoires d’argent doivent elles passer avant ? Ces personnes ignorent elles donc la Charte des droits de l’Homme ?

    Fabrice SIMON



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