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25 mai 2012

Le Saphir de Madagascar, une malédiction pour ses habitants ?

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Written by: Madahoax
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saphir

Depuis qu’on prétend qu’il existe un gisement de saphir à Ambatondrazaka, dans la commune de Didy, des pionniers venant des quatre coins de l’île ont envahi les lieux.  Les  habitants de la région commencent à en subir les conséquences. Le prix des vivres et de certains produits de premières nécessités ont augmenté de 50%. Comme pour le cas d’Ilakaka, les actes de banditisme commencent à se multiplier. De grosses sommes d’argent circulent ainsi que des pierres de grandes valeurs. Les autorités locales sont dépassées.

Ces richesses n’attirent pas que les bandits, 230 Sri-Lankais auraient quitté Ilakaka pour se rendre à Ambatondrazaka pour y acheter les saphirs au prix fort. Du fait de la mobilité des gens et de la présence d’étrangers, la prostitution a pris de l’ampleur. La réserve naturelle d’Ankeniheny-Zahamena est sur le point d’être détruite pour laisser la place à une immense ville champignon ou seule la loi du plus fort règne. Comme pour Ilakaka, cette exploitation ne profitera qu’aux étrangers qui achètent les pierres précieuses au prix fort et qui sont capable de les revendre 30 fois plus chers. Les hommes, femmes et enfants qui risquent leur vie en creusant et fouillant la terre n’ont aucune idée de la valeur réelle de ce qu’ils trouvent. Pensant trouver l’Eldorado en rêvant de trouver la pierre qui les rendra milliardaires, des milliers d’individus triment dans la misère la plus totale.

Se contentant de peu, ces gens supportent des conditions de vie très dures, se raccrochant à leur rêve : un rêve bleu saphir. Dans ces lieux prédominent les règles de survie à la sauvage. Alcool, prostitution, jeux de hasard, on se croirait dans un western hollywoodien sauf que ces personnes se trouvent au cœur de la forêt. Gendarmes et gardes forestiers n’osent pas appliquer la loi au risque de se faire lapider voire pire. La violence peut éclater à tout moment, et la vie ne vaut plus grand-chose. Les morts brutales (accident ou meurtres) alimentent les conversations mais ne soulèvent plus la moindre émotion. C’est le risque du métier. Dépassés par les évènements, les autorités pensent fermer la mine mais face à la pression sociale, ce n’est qu’une illusion, il n’y a plus que l’argent qui compte à Madagascar.






 
 

 
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