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12 janvier 2012

Le monde de la musique, asphyxié

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Written by: Julia
piratage

Le secteur du 5ème Art à Madagascar n’est pas dans sa meilleure forme. La preuve, un seul concert musical a affiché guichet plein durant l’année 2011 notamment le concert de Zay à Antsahamanitra organisé par Mi’Ritsoka. A part les grand événements subventionnés, les professionnels de l’événementiel n’enregistrent aucun succès dans leurs affaires et la tendance s’oriente maintenant de plus en plus vers les soirées cabarets pour rester dans la course.Le phénomène s’étend également sur les ondes des stations de radio. En effet, d’après les chroniqueurs d’émissions radios, les artistes n’affluent plus comme auparavant quand il s’agit de mettre sur les ondes de nouveaux titres. Parfois même, ce sont les radios qui prennent des nouvelles auprès des artistes.

Le principal coupable de cette situation déplorable est sans doute l’invaincu piratage qui sévit depuis un bon moment un peu partout dans la capitale, que ce soit les vendeurs de disques à la sauvette ou encore ces étalages peu scrupuleux de disques pirates aux yeux de tous. Le piratage constitue une menace pour le domaine artistique car non seulement il fait baisser la vente de disques des auteurs mais d’autre part, il décourage amplement ceux-ci à continuer leur art, n’arrivant pas à rentabiliser leurs œuvres.

Jusqu’ici, même si des actions ont été entreprises pour intimider les producteurs d’œuvres piratées, le piratage est généralisé et trouve encore un marché plus que confortable. A cause de cette situation, les artistes font du show-biz au détriment de la valeur culturelle même de leur art. Ainsi, nos chanteurs ont mis leur talent au service de la publicité comme le cas de Tsiliva, Lôla et Jaojoby pour l’enseigne THB, Princio pour la marque de dentifrice Formula, Jerry Marcoss aux couleurs de l’opérateur mobile Airtel ou encore Bodo pour promouvoir les produits mobiliers des magasins Nil Home Center.

Dans le cercle de la Production, seule une poignée de concerts ont réussi à remplir les grands lieux de spectacles et la situation se gâte d’année en année. La maison de production DoSol a constaté une baisse plus que remarquable des œuvres musicales sur le marché. Selon elle, en 2000, il a été prévu de programmer la sortie d’une dizaine d’albums par an appuyés par des concerts de promotion, alors qu’actuellement, c’est à peine si elle sort 3 albums et seuls deux concerts de Bodo dans la capitale et deux autres en provinces ont été mis sur scène.






 
 

 
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