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26 mars 2012

La Tuberculose, la maladie qui résiste encore et encore!

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Written by: Madahoax
tuberculose

La tuberculose, maladie largement sous estimée du grand public, affaiblit davantage les patients surtout après une rechute. Les patients admis à l’hôpital de Fenoarivo possèdent tous le même profil: soit ils souffrent de malnutrition, soit ils ont déjà souffert de la maladie. Si le bel environnement qui les entoure leur remonte le moral, leur médication est une autre histoire. Nous avons recueilli trois témoignages pour vous montrer l’aperçu du quotidien d’un tuberculeux. Suivez le guide.

« J’ai eu la tuberculose en 1997, pourtant je ne fumais pas. Je travaillais comme gardien dans un hôtel. Au début, la toux sèche me rendait la respiration difficile, puis j’ai perdu de l’énergie au fil des jours en crachant du sang. J’ai été ensuite hospitalisé pendant deux mois, et ai suivi un traitement de six mois chez moi », raconte Fidèle Ranaivoson, un patient de l’hôpital Fenoarivo. Mais cette rémission ne fut que de courte durée… « Il a fait une rechute, cette année, la cause étant la même : malnutrition et fatigue. Il a profité de la dernière pluie pour labourer nos champs. Mais avec du riz accompagné de manioc comme régime au quotidien, la maladie l’a vite rattrapé », relate sa femme en incorporant des brèdes dans une marmite pour accompagner le riz du dîner.

Toavina, un jeune lycéen habitant à Ambohitrimanjaka, a lui aussi fait une rechute. « C’est ma mère, infectée par la tuberculose, qui m’a transmis cette maladie en 2009. J’ai été guéri mais avec les études et le peu de nourriture que je mange de la journée, je poursuis de nouveau un traitement. Actuellement, je n’arrive pas à effectuer une marche de 100 mètres. Cette fatigue s’amplifie quand je m’expose au soleil », ajoute ce jeune lycéen tout en feuilletant les pages d’un journal sur l’escalier, devant son pavillon.

Ndriana Ramarozevo, un docker d’Anosibe qui fumait 10 cigarettes par jour, n’a pas été non plus épargné. Il ajoute qu’« Avec ma rechute, j’ai encore huit mois de traitement à suivre après deux mois d’hospitalisation ».Une médication pas forcément à la portée de tous.

Une nouvelle hospitalisation n’est pas une partie de plaisir. Il faut débourser des sous pour se rétablir. « Le médecin nous a prescrit deux types de traitement, la pilule et la piqûre. Mais par manque de médicaments à la pharmacie de l’hôpital, nous sommes contraints d’acheter à 2 100 ariary l’unité d’ampoule pour la piqûre. Nous en avons déjà acheté 9. Et ce, pour 2 000 ariary la plaquette de médicament. Nous ne savons pas encore jusqu’à quand nous allons continuer à en acheter en pharmacie », conclut la femme de Fidèle Ranaivoson tout en lançant un appel de détresse à l’État pour les aider.






 
 

 
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