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14 mai 2012

La filière pomme de terre, il faut encore beaucoup de travail pour se faire des patates.

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Written by: Madahoax
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patates

La filière pomme de terre tient une place de plus en plus importante dans le régime alimentaire des Malgaches.  Actuellement, elle se trouve à la quatrième position en tant qu’aliment de base après le riz, le manioc et le maïs.

 Plus de 75% des Malgaches vivent encore du secteur primaire. Le développement du monde rural est devenu une des priorités de l’Etat en alternance avec la culture du riz et celle de la  pomme de terre qui est pratiquée en contre-saison. La pomme de terre est surtout écoulée sur les marchés des régions d’Antsirabe, de Faratsiho, d’Antanifotsy, d’Ambatolampy, d’Ambohimiadana, de Betafo et d’Ambositra. Selon une analyse de la filière pomme de terre au lac Alaotra  publiée l’année dernière, la pomme de terre a été  introduite dans la zone pour seconder le riz qui constitue la principale source de revenu de cette région. C’est pour augmenter et sécuriser leurs revenus que certains paysans ont essayé de diversifier leurs sources de revenus en adoptant des cultures de contre-saison.

En effet, le rendement au niveau de ces zones varie de 7 à 30t par ha et la production annuelle est estimée à 500 000t dont 43% soit 215 000t sont destinée à la consommation locale. La variation du rendement est due aux conditions climatiques et pédologiques de chaque zone. En ce qui concerne la superficie occupée, 52% des producteurs cultivent une surface inférieure à 5ares pour la pomme de terre. La marge bénéficiaire varie de 10 Ariary à 20 Ariary par kilo au niveau des producteurs. Il y a 7 ans, la quantité quotidienne de pomme de terre écoulée sur le marché était estimée à 199t dont 64t de la zone d’Amparafaravola, 55t de la zone d’Imerimandroso, 29t de la zone d’Ilafy et 51t de la vallée du Sud Est d’Ambatondrazaka.

Pour favoriser la compétition en termes de prix et de qualité, les grossistes s’approvisionnent deux à trois fois par semaine pour avoir des produits toujours frais, du coup ils n’ont pas de fournisseurs fixes. Pourtant, rien que pour satisfaire les  besoins des consommateurs du marché d’Anosibe et d’Andravoahangy  de la capitale, il faut en moyenne livrer 29t de pomme de terre chaque jour. Le marché local est encore loin d’être saturé mais malheureusement, les capacités d’organisation des producteurs et la cohésion entre les différents acteurs (collecteurs, transporteurs) sont encore insuffisantes, ce qui constitue un vrai handicap pour la filière.

 






 
 

 
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