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22 novembre 2011

Exposition d'art visuel : Transporter le lambahoany ou la redynamisation d’un mythe

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Written by: HR
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Neuf artistes contemporains (Ridha Andriantomanga, Jean-Yves Chen, Hemerson, Pierrot Men, Ndrematoa, Rfaral,  Soasoa Ratsifa, Mamy Rajoelisolo et Mme Zo) expérimentent le lambahoany. Ce support textile, traditionnel : habit porté sur toute l’île et plus particulièrement sur les côtes, se confrontera, grâce aux auteurs, à l’espace protégé de la salle d’exposition de l’Institut français de Madagascar le 05 décembre prochain.

D’autre part une mise en scène conçue et réalisée par Serge Henri Rodin agira comme un pont entre les différents espaces. Les artistes acteurs et coproducteurs de cette opération proviennent de familles diverses de l’art visuel : peinture, graphisme, photographie, bande dessinée, vidéographie, scénographie et tissage. Ils nous offrent un panel étonnant d’œuvres lambahoany des points de vue technique et thématique. Tout en restant dans le développement de leurs recherches personnelles et dans la création d’une œuvre originale, Ils s’approprient les caractéristiques du lambahoany – de ce support traditionnel (dimension, frise, proverbe, statut d’habit, marché populaire du tissu) pour se faire, ils ont été accueillis et soutenus par l’équipe technique de l’industrie de filature CoToNa.

Les œuvres sont des plus déconcertantes et éclectiques à souhait : Comme par exemple ces regards de lambahoany avec Hemerson  qui le propose sur » Ahiahy tsy tonga teny fitia tsy tonga volana fiainana miteraka olana « (Inquiétude non exprimée, amour non déclaré enveniment l’existence). Frôle-t-on, malgré tout le rapport d’échelle, l’image du foulard arabe (le Keffieh)? L’univers de Pierrot Men  quant à lui s’intercale aux frontières du pavage, de l’empilement, du fractale et de l’infini. « Ampela Safira, tsy matiko lolo » (litt. Femme saphir, je ne parviens pas à tuer le papillon) « Femme-saphir, tu m’impressionnes », Rfaral réfléchit sur le statut de la femme, sur les vertus des motifs – des couleurs. Elle projette sans intermédiaire ce qu’elle ressent sur la toile, elle nomme ses visions… Dans ce regard, elle définit une métamorphose qui s’élabore à partir d’un concept d’hab(r)it et d’un symbole. Elle se glisse dans le tissage d’un cocon, pour aller en soi, et en même temps, la brise pour faire apparaître le papillon.

Après plus de cinquante ans d’existence, il est  légitime que le lambahoany renaisse de ses cendres  tel le phénix, sous l’œil averti d’une cohorte de visionnaires.






 
 

 
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