Edito

18 mai 2012

Edito : Gouverner un pays une tache pas si facile

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Written by: Madahoax
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Les générations et les années se succèdent, les présidents et les gouvernements aussi. Certains arrivent au pouvoir par la voie des urnes de manière plus ou moins transparente, et d’autres s’octroient le pouvoir par la force ou la corruption. Lorsque le pouvoir change de main, une partie du peuple a toujours une lueur d’espoir de voir leur situation s’améliorer. L’autre partie à peur de voir leurs acquis et leur situation se dégrader. Les privilégiés d’hier deviennent les opposants d’aujourd’hui. Mais alors quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour diriger un pays ?

Etre un bon dirigeant c’est contre nature ?

La nature humaine est telle, qu’il nous est bien difficile de faire la part entre les biens communs et les biens personnels. Il faut donc une réelle volonté personnelle pour les dirigeants pour arriver à séparer les intérêts personnels et les intérêts d’une nation. Et cela devient encore plus difficile lorsque l’entourage des décideurs sont composés de lobyistes et de profiteurs en tout genre qui ne sont là que pour penser à leur personne. L’histoire nous montre que tous les dirigeants qui ont été élus haut la main sur un programme basé sur le développement et le bien être du peuple, ont toujours fini par servir leur propre intérêt. D’ailleurs ils ont souvent fini comme dictateur et ont essayé de se maintenir au pouvoir par la force ou par des semblants de démocratie, avec une certaine réussite.

Le développement équitable d’un pays n’est possible que si les dirigeants sacrifient leurs intérêts au profit de celle de la nation. Mais cela va à l’encontre de la nature humaine. Sans ce sacrifice, le développement n’est possible qu’en exploitant le peuple en commençant par les plus faibles. Et cela l’homme en a l’habitude depuis la nuit des temps.
Devenir dirigeant d’un pays pour le rendre meilleur n’est donc pas si simple. Cela nécessite de devoir maitriser sa propre nature. Et au delà du leadership ou la connaissance des dossiers ou la capacité à rassembler, la maitrise de ses propres ambitions est un des critères qui définie le bon dirigeant. Car servir ses propres intérêts c’est le piège qui attend tous les dirigeants quelqu’ils soient lorsqu’ils arrivent au pouvoir.

Dis moi qui tu hantes, je te dirais qui tu es ?

Il est donc nécessaire de dominer la nature humaine, mais cela n’est bien sur pas suffisant. Les proches est l’autre point qui permet de réaliser une bonne gouvernance. En effet si de manière générale les élus ne sont pas directement impliqués dans la corruption, l’entourage ne se gène pas pour y prendre part jusqu’au cou si ce n’est plus. Toutes les bonnes intentions des dirigeants peuvent donc s’évaporer par l’attitude et les relations de ses amis et familles qui n’ont qu’un seul objectif : de servir leur intérêt et se maintenir le plus proche possible du pouvoir. Dans cette configuration l’intérêt du pays passe au second plan. La maitrise et le choix de l’entourage sont donc représentatifs de l’objectif du dirigeant. Privilégier ses connaissances au dépend des compétences montrent bien que c’est l’intérêt personnel qui va primer sur le développement du pays. Comme dit l’adage : « dis moi qui tu hantes je te dirais qui tu es ».

Un projet de société durable

Enfin le dernier point qui détermine la qualité du dirigeant c’est son projet de société. Le projet doit être réaliste et correspondre au besoin du moment. Mais il faut aussi que ce projet aie une vision le plus loin possible pour le pays, un projet de développement durable. De plus son projet doit répondre aux attentes et aux intérets du plus grand nombre si ce n’est de tous. Là encore la capacité d’un bon dirigeant à répondre aux attentes des intérêts divergents nécessite une capacité au consensus qui doit être primordiale tout en maintenant le cap de sa politique. Et lorsque la reconciliation n’est pas possible, sa prise de position et de décisions doivent être empreints de justice et de pragmatisme.
Pour qu’un projet soit durable il doit avoir une vision sur le long terme d’un développement à l’identique de l’économie, du social, de l’environnement et l’éducation. En effet un projet de société doit être basé sur ces quatre piliers de la société moderne. Ces quatre piliers doivent être traités sur le même pied d’égalité. Ni plus ni moins. Favoriser l’un ou l’autre désavantagera le développement et le rendra bancal.

Voilà donc le minimum attendu pour devenir  le dirigeant d’un pays. A l’heure actuelle notre pays est bien loin d’avoir des personnalités de ce genre. Il est même flagrant que l’ensemble des dirigeants qui se sont succédés vont à l’encontre de tous ces impératifs. Les intérêts du peuple et de la nation passent bien après les intérêts éphémères des dirigeants. Ces derniers oubliant  que la violence du peuple brimé, si elle n’est pas instantanée, se ferra à leur détriment bien plus tard proportionnellement à tous les injustices accumulées durants des années. Cette réaction sera proportionnelle aux désespoirs et aux souffrances qu’ils auront subis.
Quand au projet de société, la vision à moyen terme est impossible et inexistant, alors une vision à 50 ou 100 ans encore moins. Ce qui est sur c’est que si nous voulons des dirigeants qui nous sortent de ce lavaka sans fin, il est temps de sensibiliser la génération future sur le patriotisme et l’amour de la patrie avant tout autre chose. Car tous les grands pays n’ont pu se développer que grâce à l’amour de leur patrie.

 






 
 

 
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