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5 juin 2012

Des travailleuses revenant du Koweit traumatisées

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Written by: Madahoax
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Après les décès  et plusieurs cas de maltraitance des travailleuses malgaches au Liban, le ministère de la population et de la fonction publique a suspendu l’envoi de femmes malgaches pour travailler à l’étranger. Les travailleurs sociaux ont préconisé l’arrêt de l’envoi des femmes malgaches à l’étranger tant que les structures de suivi et de prise en charge n’ont pas été mises en place. La suspension n’a duré que quelques mois et depuis, des femmes sont reparties travailler dans les pays du Golfe et du  Moyen Orient. L’Etat n’a pris aucune disposition concernant la protection de ces travailleuses malgré ce qui s’est passé.

L’Etat malgache n’a aucune visibilité pour protéger et suivre les travailleuses. Récemment, des femmes sont revenues du Koweït dans des états très inquiétants. Prises en charges par leurs familles respectives, ces femmes présentent des signes de traumatismes physiques et mentaux. Pour celles qui sont en état de parler, elles ont dénoncé les atrocités subies chez leurs employeurs. Violées, séquestrées, frappées, privées de nourriture, parfois droguées, l’ampleur des sévices dépassent l’entendement. Parties dans l’espoir de trouver de l’argent, elles sont revenues au pays sans bagages, sans argent mais meurtries.

Le syndicat des professionnels diplômés en travail social a rapporté le cas des trois femmes revenant du Koweït qui ont été hospitalisées et prises en charges à l’hôpital psychiatrique à Anjamasina. Méconnaissables, ces dernières ne peuvent pas parler et ne reconnaissent pas leurs proches. Que s’est il passé pour qu’elles se retrouvent dans ce cas ? Rien n’a pu être établi ni prouvé. Les agences de placement restent muettes et se déchargent de toute responsabilité. Les liens avec les employeurs ont été coupés et les agences déclarent que ce ne sont que des cas isolés… Malgré ces cas malheureux, les candidates au travail à l’étranger sont toujours plus nombreuses. Cela mérite réflexion. La situation est devenue tellement critique à Madagascar que ses habitants préfèrent partir et courir le risque de se faire maltraiter et violer, voire mourir, que de rester au pays. Comment en sommes nous arrivé là ?






 
 

 
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