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19 avril 2012

Des fous ! La vie quotidienne en engendre tous les jours.

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Written by: Madahoax
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La situation est critique pour le peuple malagasy, à tel point que la crise a touché le mental. Avez-vous remarqué sur le long du « toto-baton’Ambondrona cet homme qui affiche un sourire constant aux lèvres, sans que les passants lui prêtent attention ? Ou encore cette femme qui harcèle avec un bâton les piétons de Tsaralalana ?

Délaissés par leur famille, la rue est leur seul abri. Pour les plus chanceux, ils sont transférés à l’asile psychiatrique d’Anjanamasina. Selon le docteur Lanto Ratsifandrihamanana, au moins une personne par jour est admise dans son établissement depuis la crise. N’ayant qu’une capacité d’accueil de 125 personnes, le nombre de patients qui ne cesse d’augmenter pousse l’hôpital à refuser les nouveaux venus. En général, la toxicomanie et la dépression sont les principales causes de la maladie mentale. D’après le docteur, « les hommes se droguent et deviennent dépendants du fait du chômage, de la perte d’emploi ». Quant aux femmes, « à force de réfléchir sur les difficultés de la vie quotidienne, elles deviennent anxieuses et leur santé mentale se dégrade de jour en jour », poursuit-il. Actuellement, l’hôpital soigne 65 malades.

Le médecin-chef explique que « les malades mentaux ne perdent pas tout à fait leur potentialité sociale, celles-ci sont tout simplement  mises en veilleuse ». Ainsi, pour un cas de trouble mental, le patient bénéficiera de 20 jours de traitements. Pour un toxicomane, la durée varie entre un et un mois et demi. Ensuite le traitement est prolongé en dehors de l’hôpital. Tous les mois, les sortants jouiront d’une consultation ambulatoire. Au nombre de 11 actuellement, ces personnes sont placées dans un centre à Ambohidratrimo appartenant à l’hôpital, pour continuer à faire des activités usuelles de la vie. « Le but étant de réapprendre aux malades leurs activités de base comme le ménage, le repassage, la lessive ou encore la cuisine, et cette thérapie peut s’élargir sur d’autres activités comme le sport et les divertissements », ajoute le docteur.

Dommage que ces avantages ne profitent pas à tout le monde. La seule solution serait de régler au plus vite cette question de crise avant que tout le monde ne perde la tête.

 






 
 

 
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