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12 juin 2012

Des dahalos armés tuent une douzaine de militaires

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Written by: Madahoax
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Les combats entre les forces de l’ordre et les dahalo reprennent de plus belle. La population de Befotaka à Iambohazo ont assisté à de véritables scènes de guerre. Une centaine de bandits armés ont attaqué une cinquantaine d’éléments des forces de l’ordre. Selon les premières informations recueillies, 12 membres du CSI (Compagnie de Sécurité Intérieure) ont perdu la vie. Les forces de l’ordre avaient pour mission de retrouver des voleurs de bétails qui ont sévit dans la région et d’arrêter un de leur chef, surnommé Bila Remena.

La troupe des militaire était composée de 25 éléments de la CSI Sakaraha, 15 gendarmes du groupement de gendarmerie de la région Anosy et 10 militaires. Pendant l’opération, ils ont réussi à récupérer 106 zébus. 17 militaires ont ramené les bêtes au village tandis que le reste de la troupe a continué la poursuite des malfaiteurs. En se rapprochant du village d’Iambozaho, dans lequel Bila Remena a été aperçu, les militaires ont été pris dans un piège. Selon un gendarme rescapé, les bandits ont tiré sur le convoi des militaires. Ils avaient utilisé des lance roquette, des fusils mitrailleurs à gros calibre, des fusils d’assaut Kalachnikov et des fusils de chasse, tout un arsenal de guerre.

Les bandits ont gardé les dépouilles des militaires tués et les munitions et chargeurs récupérés sur les victimes. Selon les propose des gendarmes, les dahalo ont rendu 11 fusils kalachnikov, dépourvus de leurs munitions, appartenant aux personnes tuées à Iambolazo. Les autorités ont utilisé les numéros de série des fusils pour identifier les hommes tués au cours de cette opération. Les familles ont été prévenues. Choquées, elles ne comprennent pas pourquoi les bandits ont gardé les dépouilles. La CSI de Sakaraha a dépêché des renforts dans la zone. La poursuite de Bila Remena et sa bande ne s’arrêtera pas. Par contre, on se demande comment ces bandits ont pu se procurer un tel arsenal de guerre, étant donné que seule l’armée possède des fusils d’assaut et lance roquettes.






 
 

 
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One Comment


  1. Ralazamaro

    La presse malgache évoque de 150 à 300 individus sous les ordres de ce dahalo. De même qu’ils sont bien armés.

    Peut-on vraiment parler de voleurs de zébus ? Pourquoi les autorités malgaches ne disent-elles pas que c’est peut-être une rébellion à l’instar de 1971. Et le climat actuel s’y prête bien : des anciens réservistes de Ravalomanana mécontents auraient pu bien être financés.

    En tout cas, même si on fait abstraction de la difficulté de mener les opérations dans certaines régions de l’île, la première mission des pouvoirs publics est de bien connaître le terrain pour mieux sécuriser le pays. Par la suite, doter l’armée malgache d’un équipement digne d’une armée républicaine.

    Malheureusement, depuis fort longtemps ce n’est plus le cas. Les politiciens malgaches préfèrent parader avec des 4×4 derniers cris et investir à l’étranger que d’œuvrer pour le bien de la patrie et du peuple.

    Chers compatriotes, n’ayez plus aucune illusion. Et laissez-vous manipuler par les mêmes, tous pareils et tous pourris. Il n’y a pas un pour sauver l’autre.

    Et ça se dit patriotes et démocrates. Je dirai plutôt des fossoyeurs.

    Depuis 1975, le bateau « Madagascar » prend l’eau et le capitaine qui sauvera le navire n’est peut-être pas encore né.

    Comme on dit au pays : « manaova kafe fa mbola ho ela »



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