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2 février 2012

Commune urbaine d’Antananarivo : incapable de maîtriser les pépins de la vie quotidienne ?

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Written by: Madahoax

Le règne du « n’importe quoi » et le rejet mutuel de responsabilité sont des faits marquant qui ont évolués avec la transition. Les petits marchands à la sauvette sortent d’un peu de partout pour envahir rues et ruelles de la ville, surtout à Andohan’Analakely, Behoririka et Tsaralalàna. Les gens préfèrent  faire de l’argent facile en devenant vendeurs  afin de pouvoir se caler la panse. Au milieu de cette horde le piéton est perdu. C’est la confusion totale. On ne sait plus où mettre les pieds. Les rues sont devenues un immense marché à ciel ouvert.

D’une part, la commune, par l’intermédiaire de ses « gros bras », traque les vendeurs illicites pour les expulser de leur place offrant  un spectacle de cache-cache quotidien parfois rigolo. En revanche d’autres commerçants versent des pots de vins à ces « gros bras » pour garder leurs places de façon permanente. Chacun fait ce qu’il peut pour survivre.

Les transporteurs font comme bon leur semble. Certains font demi-tour à mi-chemin  laissant en plan les passagers auprès de qui ils s’étaient engagés pour les amener à bon port. Et les petits extras ? On n’en parle même pas. La situation laisse sans voix si on se fait surprendre pendant la sortie des écoles.

D’autre part, les ordures s’accumulent progressivement et deviennent des décors  surréalistes permanents de la ville. Les montagnes d’ordures se situant sur la route digue font penser à un paysage lunaire. A Anosibe, la route est invisible tellement il y a d’ordures ménagères. Cependant aussi paradoxal que cela paraisse il n’y a pas  d’épidémies de maladie. Lors de grandes ondées de , on est contraint à relever jupes ou à rembourrer pantalons .et les rues se transforment en mare. Effectivement, les détritus obstruent les réseaux d’assainissement et les rues se transforment en mares.

Les responsables de la Commune interrogés sur ce point répondent sans hésiter : « Posez la question à la SAMVA . C’est elle qui est chargée d’enlever les ordures déchets et d’entretenir  les canaux d’évacuation de la ville.

Ces faits parlent d’eux-mêmes. Et pour n’accabler personne, que chacun prenne sa part de responsabilité !

 






 
 

 
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