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12 juillet 2012

Chaque régime en place a eu recours à des gros bras

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Written by: Madahoax
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gros bras

Lorsque l’on arrive au pouvoir, la grande question est : que faire pour s’y maintenir le plus longtemps possible ? Une tendance généralisée à tous les pays du continent africain et Madagascar n’échappe pas à cette constatation. Les générations se suivent, les partis au pouvoir changent ou sont renversés, mais les pratiques restent les mêmes. De la première république au gouvernement d’Union nationale actuel, le pouvoir a toujours au recours à des sbires pour effectuer les basses besognes.

Si les groupes de personnes différent, la mission reste la même : créer des troubles, instaurer un climat d’insécurité, détourner l’attention de l’opinion publique. Sous la première république, le régime PSD a eu recours à des « troupes de choc » pour troubler les manifestations et les meetings de l’AKFM, parti communiste s’opposant au régime néo-colonial.  Sous la deuxième république, des jeunes sans emplois et vivant dans la précarité sont manipulés par les ténors du régime pour infiltrer les mouvements sociaux, syndicaux et politiques pour créer des « rotaka ». Baptisés « Zatovo Miavo-Tena » puis Tanora Tonga Saina, le marché de Pochard servait de repère pour ces groupes de jeunes.

Pendant les évènements de 2002, ce sont les « Kamara » et les « Bemiranga » qui ont été utilisés pour créer des troubles pour maintenir le régime en place ou pour le faire tomber. Les évènements de 2009 ont mis sur le devant de la scène les « gros bras » de la HAT qui avaient pour rôle de mater tous les mouvements des opposants au régime de la HAT. Ces éléments recrutés dans les bas quartiers étaient aux premiers rangs des casseurs et pilleurs des magasins de la capitale lors du fameux « lundi noir ». Protégés par le régime, ils permettent de créer un climat de terreur empêchant tout soulèvement populaire et permet aux dirigeants de s’accrocher à leurs sièges.

Qu’on parle de « korontana », « rotaka » ou « sakoroka », nos dirigeants utilisent toujours les mêmes pratiques : manipuler les plus pauvres pour se maintenir au pouvoir et s’en mettre plein les poches. Les malgaches sont naïfs parce qu’ils espèrent à chaque fois un changement avec des personnes qui ont toujours fait (et feront toujours ?) la même chose.






 
 

 
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