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3 avril 2012

Abandon des jumeaux, une coutume dépassée!

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Written by: Madahoax
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La ville de Mananjary située dans la partie Est de la Grande île est tristement célèbre pour l’abandon des jumeaux dès leur naissance. Le comble c’est que le taux de gémellité y est le plus élevé par rapport au reste du pays. Cette situation est devenue le véritable cheval de bataille des organismes luttant pour le droit des enfants et les droits de l’homme.

La ville de Mananjary située dans la partie Est de la Grande île est tristement célèbre pour l’abandon des jumeaux dès leur naissance. Le comble c’est que le taux de gémellité y est le plus élevé par rapport au reste du pays. Cette situation est devenue le véritable cheval de bataille des organismes luttant pour le droit des enfants et les droits de l’homme.

Selon les recherches effectuées par l’Unicef, il existe trois versions qui sont à l’origine du tabou. Tout d’abord, selon les mythes anciens, une épouse royale aurait interdit à ses descendants d’élever des jumeaux au risque de les voir se transformer en vauriens. La seconde version parle d’une  malédiction touchant les parents, notamment les mères porteuses qui, souvent, meurent au moment de l’accouchement ou après. Ainsi, un ancêtre aurait imposé à  ses descendants que ceux-ci n’élèvent jamais de jumeaux.  Enfin, la dernière version met en relation la pauvreté et la difficulté pour nourrir des jumeaux.

Depuis plusieurs années, des efforts ont été déployés par les organismes humanitaires pour convaincre la population de ne pas abandonner leurs jumeaux. Un centre d’accueil et de transit de jumeaux (Catja) à Mananjary fut créé pour accueillir les jumeaux délaissés. Récemment, le centre a enregistré quatre cas d’abandons et a accueilli les enfants. Actuellement, on y compte 78 enfants encadrés par 19 employés.

Poursuivant le même objectif, le Pnud et l’Unicef ont noué un partenariat avec les ministères de la justice et de la population ainsi qu’avec le réseau national de protection des droits des enfants. L’objectif du partenariat est d’organiser un atelier ayant pour mission la sensibilisation et la  mobilisation de la population sur la problématique de l’abandon d’enfants jumeaux de Mananjary, puis de soutenir les efforts déjà déployés par la population locale.

Le plan d’action implique l’accompagnement socio-économique des parents biologique marginalisés, notamment les mères. Le Pnud envisage de lancer en priorité un projet permettant de rendre les  mères biologiques de jumeaux qui ont pris le risque de garder leurs enfants ; autonomes économiquement parlant. En effet, d’après des témoignages, celles-ci sont dans l’obligation de déménager loin de leur village afin de garder leurs jumeaux, renonçant ainsi à l’accès au « tragnobe », la maison familiale sacrée.

Selon les recherches effectuées par l’Unicef, il existe trois versions qui sont à l’origine du tabou. Tout d’abord, selon les mythes anciens, une épouse royale aurait interdit à ses descendants d’élever des jumeaux au risque de les voir se transformer en vauriens. La seconde version parle d’une  malédiction touchant les parents, notamment les mères porteuses qui, souvent, meurent au moment de l’accouchement ou après. Ainsi, un ancêtre aurait imposé à  ses descendants que ceux-ci n’élèvent jamais de jumeaux.  Enfin, la dernière version met en relation la pauvreté et la difficulté pour nourrir des jumeaux.

Depuis plusieurs années, des efforts ont été déployés par les organismes humanitaires pour convaincre la population de ne pas abandonner leurs jumeaux. Un centre d’accueil et de transit de jumeaux (Catja) à Mananjary fut créé pour accueillir les jumeaux délaissés. Récemment, le centre a enregistré quatre cas d’abandons et a accueilli les enfants. Actuellement, on y compte 78 enfants encadrés par 19 employés.

Poursuivant le même objectif, le Pnud et l’Unicef ont noué un partenariat avec les ministères de la justice et de la population ainsi qu’avec le réseau national de protection des droits des enfants. L’objectif du partenariat est d’organiser un atelier ayant pour mission la sensibilisation et la  mobilisation de la population sur la problématique de l’abandon d’enfants jumeaux de Mananjary, puis de soutenir les efforts déjà déployés par la population locale.

Le plan d’action implique l’accompagnement socio-économique des parents biologique marginalisés, notamment les mères. Le Pnud envisage de lancer en priorité un projet permettant de rendre les  mères biologiques de jumeaux qui ont pris le risque de garder leurs enfants ; autonomes économiquement parlant. En effet, d’après des témoignages, celles-ci sont dans l’obligation de déménager loin de leur village afin de garder leurs jumeaux, renonçant ainsi à l’accès au « tragnobe », la maison familiale sacrée.






 
 

 

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