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22 mars 2012

A la mémoire d'un grand homme!

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Written by: Madahoax
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Autant que je puisse me souvenir personne ne m’avait autant impressionné que Raverdi. C’est le sobriquet dont il s’était affublé quand nous avions lié connaissance. L’homme était pittoresque. Charlemagne lui-même aurait pâli d’envie devant sa barbe tant elle était fleurie. Il pouvait porter un costume trois pièces du meilleur faiseur un jour et revêtir des guenilles qu’un 4mi n’aurait jamais endossées le lendemain.

C’était au début des années 70.  Il m’avait abordé, vêtu de ces hardes, pour me demander du feu afin d’allumer son mégot rabougri. Sa verve, lorsqu’il avait formulé sa demande, m’avait époustouflé. Non seulement je lui ai donné du feu mais je l’ai invité à prendre un pot dans mon « antre ». C’était la terrasse d’un hôtel que j’adorais fréquenter car snobé par la bourgeoisie bien pensante de Tana. J’étais même plutôt fier d’appartenir à ce que cette bourgeoisie appelait « la racaille ». Cette racaille rassemblait tout ce qui pouvait, de près ou de loin, ressembler à des artistes paumés.

Au bout de quelques consommations, j’étais devenu copain avec Raverdi. Il avait une façon unique de s’exprimer et tout en lui puait la joie de vivre. Son regard à chaque phrase qu’il disait s’illuminait d’une lueur malicieuse quasi enfantine.
Moi, l’écrivaillon besogneux, j’étais là à boire ses paroles. Éclectique, il pouvait aborder n’importe quel sujet avec l’aisance d’un maître de conférences.  Il avait un comportement atypique que seuls les génies peuvent avoir. Les grivoiseries dans sa bouche devenaient  un poème symphonique et c’était bien la seule personne au monde dont les yeux pouvaient susurrer des mots d’amour à une flasque d’hydromel.

Nous prîmes l’habitude de nous rencontrer tous les jours et chaque jour apportait son lot de surprises. C’est en le ramenant un soir chez lui en gravissant les 416 marches séparant Mahamasina de la Cathédrale d’Andohalo que l’homme me livra son secret. Il ne tenait qu’à moi de lui ressembler. Il était intemporel et vivait en marge du temps. Ce temps qui ne avait aucune prise sur lui. Il était Jean Verdi Salomon Razankandraina alias Dox.

 






 
 

 
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